Xavier de Rosnay, (le petit brun mince, méchu) , né le 2 juillet 1982 en Seine-et-Marne et Gaspard Augé( le grand moustachu), né le 21 mai 1979 à Besançon, travaillaient tous deux comme graphistes quand ils ont décidé de «tout mettre entre parenthèses».
Le premier avait 12 ans quand Nirvana régnait sur la planète rock. Il a joué de la basse et de la guitare dans des groupes grunge, disco et post-rock. Le second a aussi joué de la batterie dans de «mauvais groupes de lycée» avant de réaliser des pochettes de disques pour les autres et de se produire dans des squats avec son ordinateur portable, un therémine jouet et une boîte à rythmes.en repondant à un concours de fausses chansons de l'eurovision lancé sur le net par leur copain qui tient le petit label MUSCLOR Gaspard et xavier se mettent ensemble a composé leur tout premier morceau qui n'est pas le succés du siècle mais marque le début d'une vrai rencontre ils en ont vendu que 75 et comme dit xavier rigolard "c'est pas plus mal", ils se connaissaient depuis deux semaines mais par la suite ils cherchaient sans cesse des pretextes pour faire de la musique ensemble. Never be alone, ils l'ont fait exactement avec les elements de ce premier morceau. Ils ont juste été plus chanceux sur celui la, avec leur remix de Never Be Alone( des anglais de simian) et son refrain en forme d'hymne disant en substance : «Nous sommes tes amis, et tu ne seras plus jamais seul.» comme tout le monde le sait c'est lors d'une raclette party dont un intru pedro winter repu de sa raclette devient le manager du groupe. il parvient a negocier que ce morceau totalement réinventé soit credité a egalité justice/simian. mes deux groupes se partagent logiquement les royalties. Ce maxi sortit sur ed banger se vend au depart a 6000 exemplaires,( un bon score pour un vinyl electro) avant de devenir un petit hit underground. le charismatique et renfrogné dj hell le ressort une premiere fois sur son label gigolo en 2004, avant que virgin ne le transforme en tube anglais en 2006, mais le groupe garde la tete froide et se lance dans des djset pour promouvoir le titre comme son contrat avec gigolo l'implique et se remet au boulot entre les deplacements; deux ans plus tard un nouveau maxi voit le jour il s'intitule "waters of nazareth" et sur la pochette entierement noire apparait pour la premiere fois une enorme croix. intransigeant bien plus sombre que le trés pop "never be alone" ce deuxieme maxi laisse éffleuré la deuxieme majeur du duo: le metal. quand il a fallu decidé d'un ordre de morceau pour l'album, le duo a dessiné des diagrammes, ils savaient qu'ils gardaient waters of nazareth, let there be light et one minute to midnight, le premier morceau composé pour l'album était DANCE avec ses bases la ils se sont mis a cherché , l'ambiance était NERD, dans ses diagrames il y avait une ligne pour le temps, une pour l'intensité et ils disposaient les morceaux comme une sorte de scénario.
On debute .†.†.†. CROSS .†.†.†. avec :
01. Genesis
Des cuivres inquiétants à la Star Wars, comme si un vaisseau de l'Empire du Mal allait nous tomber dessus. Puis l'explosion électrique, les sons déformés nous attaquent en rythme. Superbe ouverture pour cet album, puissante, un peu trashy (moins que d'autres morceaux à venir...vous verrez). Vers les 2:00 on assiste à une belle montée en puissance dans les aigus avant un passage plus funk, toujours lacéré de riffs électro gras à souhait. Vers les 3:15 le thème du début est repris avec quelques notes de piano avant une nouvelle montée en puissance funk. La fin en roue libre à base de rythmes simples de batterie (caisse claire + charleston) annonce une superbe transition vers la deuxième plage. Genesis est déjà une pépite, la première de cet album, pas la dernière.
02. Let there be Light
Des sons extra-terrestres, inquiétants, aigus, acides, comme un cirque surréaliste dans lequel on assiste à un spectacle bien déroutant de clowns mélancoliques. Puis les basses arrivent et viennent secouer tout cela. Le thème continue de se répéter en boucle, agité de soubresauts techno. Plus trash (encore) que le premier titre, Let there be Light commence à installer un son Justice, une marque de fabrique reconnaissable. La fin en rythmes industriels devient infernale avant que quelques notes flottantes et accords de synthé très kitsch ne viennent assurer une transition en contraste vers le hit disco de la troisième piste.
03. D.A.N.C.E.
Au début ,sur ON / OFF des daft punk on entend des voix féminines vitaminées (en fait une chorale d'enfants mais on ne le distingue pas forcément) comme enfermées dans un bocal dont elles finissent par émerger au bout de 30 secondes. Vers les 00:45, les basses et le thème apparaissent et on est déjà emporté sur la piste. On suit la voix, on se laisse prendre par le rythme. Très disco-funk mais résolument moderne, on sent dès la première écoute que ce D.A.N.C.E. est un tube en puissance. Frais comme une pastille Vichy, gai, dansant, ce troisième morceau vient contraster avec les deux premiers mais s'impose comme l'un des meilleurs titres de l'album. Le titre est très équilibré, très bien agencé, organisé, les breaks sont classiques mais efficaces, le morceau vous trotte dans la tête toute la journée avant de pouvoir enfin le retrouver très certainement le soir en boîte de nuit.
A noter: le clip de D.A.N.C.E. est tout simplement exceptionnel, à visionner / télécharger d'urgence.
04. New Jack
Basse funk en guise d'intro à New Jack. La suite ressemble énormément aux productions de Cassius, électro-funk, rythmé, déformé, dansant, vibrant. Le rythme est très élevé, tant au niveau de la chanson elle-même (percussions/basses) que dans sa construction avec des breaks incessants, une musique saccadée, secouée de tremblements divers. Un passage flottant vers les 1:30 vient nous calmer mais ce n'est que pour mieux repartir. En fond un son semblable à ce qu'on avait pu entendre sur le remix de Simian. Une quatrième piste tout de même un peu moins convaincante que les trois premières.
05. Phantom
Intro vraiment très Daft Punk. Puis les basses arrivent, vite, explosives mais contenues, surpuissantes. De l'électro entêtante qui vous fait bien décoller du sol, vous martèle les oreilles et la tête avec force mais vous adorez cela. Construit exactement comme un morceau des Daft, on retrouve du Da Funk dans ce Phantom qui ne tarde pourtant pas à s'émanciper tant, si la ressemblance est flagrante, le morceau se suffit à lui-même et n'a nul besoin de la référence prestigieuse qu'on peut lui coller. Un pasage très trash aux 2:00 vient en plus faire un peu mentir cette ressemblance mais sa reprise avec le thème en fond rapelle à nouveau le duo parisien mythique. Excellent.
06. Phantom Pt. II
Encore du Daft Punk pour cette part. II de Phantom. Toujours cette électro robotique, vrillée, granuleuse, informatique, mais, cette fois-ci, des notes disco vienent émailler une composition bien grasse, surchauffée, de touches fraiches et sucrées. Vers les 1:15, la basse funk se déchaîne, toujours sous cette fine pluie disco, dénué des basses meutrières du reste du morceau. Un passage feutré vient même se glisser peu avant les 2:00 avant que le combo magique ne réapparaisse. La fin, presque rock, s'éteint dans le lointain. Belle prestation, une nouvelle fois.
07. Valentine
Intro trip-hop, très planante, aérienne, entre les cieux et le Styx. Puis un piano très kitsch agrémenté d'une réverb' comme on n'en fait plus mais qui vous comprime les oreilles émerge du brouillard. Les sons sont compressés, étouffés mais une dance macabre se joue devant vous, sur un thème qui rapelle un peu le générique de... Derrick. Dans une ambiance en effet très série des années '70/'80, Valentine surprend. Loin des méandres industriels des précédents titres (hormis D.A.N.C.E.), on ne sait trop quoi penser de cet interlude plutôt agréable mais qui manque un peu de personnalité.
08. TTHHEE PPAARRTTYY (feat. Uffie)
La voix de la chanteuse Uffie démarre sur cette intro très sobre, dénuée de presque tout. Puis quelques notes qui rapellent un peu les génériques des dessins animés des années '80 apparaissent, dans une ambiance du coup assez proche du deuxième album des Daft Punk et de leur film Interstella. L'intro n'en finit pas, à se demander si c'est toujours une intro, mais on attend les basses. Elles arrivent juste avant les 2:00 et on n'est pas déçu! Elles arrachent bien comme il faut. La voix prend plus d'assurance, elle marque le rythme imprimé par une ligne de basse sobre mais diablement efficace. Ce morceau est tout en retenu, c'en est presque frustrant, il s'inscrit bien dans la ligne du précédent.
09. DVNO
Changement complet d'univers. On est littéralement agressé par une basse house surpuissante. La voix masculine qui part dessus est elle aussi très house, un peu comme si David Guetta faisait des productions moins commerciales. Tout est parfaitement orchestré pour faire de DVNO un titre dancefloor surpuissant, gonflé aux amphétamines. Ultra-efficace, il ne fuit pas la simplicité mais nous donne une idée de ce que la house pouvait être avant de devenir un genre qui sort en single achetés par des minettes pré-pubères. La fin voit la basse se déchaîner sur des riffs funk endiablés. Que du positif à retirer de ce DVNO qui poursuit la série des titres différents de l'ambiance un peu macabre que l'on avait pu constater sur les deux premières piste ainsi que Phantom. Rassurez-vous, ça revient...juste après.
10. Stress
Un violon futuriste se déchaîne. Des sirènes stridentes vous vrillent les tympans. Oui, mouillez vos doigts, mettez-les dans la prise électrique et vous ressentirez assez bien ce morceau. Composé sous l'emprise de substances illicites pour usagers des mêmes substances, Stress est une pillule électrique infernale. On ne ressort pas indemne de ce morceau complètement fou. On n'est pas au bout de nos surprises, on pensait que le titre ne pouvait pas en rajouter mais si! Dès les 2:00 une sorte de tronçonneuse vient déchirer ce qui vous restait d'oreilles, bientôt aidée par tout le marasme électrifié dont vous ne ressortez que grillé et secoué de tremblements. Et quand on croit que ça finit, ça recommence pour, au final, plus de quatre minutes de ce traitement démentiel. La fin est beaucoup plus calme, dans l'ambiance de Valentine avec toujours au loin, en fond, la bulle électrique du reste du titre. Stress est une perle rare, pas forcément agréable mais d'une rare intensité et d'une qualité exceptionnelle.
11.Waters of Nazareh
Là, ce qui vous reste d'oreilles abandonne définitivement la lutte. Une électro ultra-trash, taillée au papier de verre vient râper vos tympans. Agressif, violent avec ses basses assassines et ses riffs distordus qui vous écorchent, Waters of Nazareth est déjà un titre culte pour les amateurs d'électro bien trashy. Cette machine infernale vous enferme, nous avez du mal à vous en échapper, même si vous n'apparéciez pas le traitement vous êtes comme hypnotisé dans cette prison de barbelés électrifiés. Pas de répit aux 3:00, un passage plus doux ne vous laisse que l'espoir mais très vite la torture sonore reprend. Une expérience assez unique qui ne déçoit pas après Stress et qui est sans doute un peu plus accessible que la dixième piste.
12. One Minute to Midnight
Comment finir un tel album sans décevoir ? La réponse est dans ce One Minute to Midnight. Des basses feutrées et puissantes, un thème électro très fin de voyage, un voyage difficile mais dont on a heureusement réchappé. Pas besoin de faire le bilan de cette expérience, cette douzième piste le fait pour nous. Dans l'ambiance de Genesis, le premier titre, One Minute to Midnight est assez calme par rapport au reste, Ulysse rentre enfin au bercail, soulagement, délivrance... Superbe conclusion à un album tout aussi époustouflant.
.†.†.†. CONCLUSION .†.†.†.
Ce premier album de Justice est un voyage, une épopée, une odyssée en fait. On part à la guerre sur Genesis et Let there be Light, on fait la fête sur D.A.N.C.E. et New Jack, on repart au combat avec les deux Phantom, on s'approche du Styx sur Valentine, on flirt avec le passé avec TTHHEE PPAARRTTYY, on assiste à un show impressionant sur DVNO avant que Stress ne nous électrocute pour nous abandonner aux barbelés électriques de Waters of Nazareth. La dernière piste a des airs de fin de périple et vient nous sortir de cette expérience époustouflante.
On dit beaucoup que Justice est le digne héritier des Daft Punk, d'ailleurs les deux duos se connaissent bien, les plus jeunes étant en effet signé chez Ed Banger Records (label de Pedro Winter, un des plus proches amis du duo mythique). Leaders incontestables de la nouvelle vague électro française, héritière des Daft, aux côtés de DJ Mehdi, Uffie, Busy P, SebastiAn, Kavinsky, Feadz ou encore TTC, mais aussi membres majeurs de la nouvelle électro mondiale, aux côtés cette fois-ci des allemands de Digitalism ou des brésiliennes de CSS, mais aussi avec Simian, Gus Gus, The Penelopes ou encore Hey Hey My My et Scratch Massive, Justice est donc LA révélation électro française de l'année 2007. Leur album était un évènement attendu, l'essai est largement transformé. † est déjà un album culte et ce n'est pas pour rien. Seul petit regret, Justice est tellement l'héritier direct des Daft Punk que la resemblance est parfois troublante voire dérangeante mais nul doute qu'avec un premier album de cette trempe, ils ne tarderont pas à s'émanciper complètement. Ils ont déjà créé leur propre son, reconnaissable et l'on peut espérer qu'ils ne s'arrêteront pas en si bon chemin .
Thomas bangalter dira de justice que de rencontrer des gens de 18ans qui ont ecouté leur premier single quand ils en avaient 6 l'age de son fils aujourd'hui, c'est clair que sa ne les rajeunit pas lui et guy man, cela leur fait bizarre car a leur age il n'on a pas l'impression d'etre encore au crepuscule de la vie! ils ont a la fois flatté et excité par l'arrivée d'une nouvelle génération qui semble avoir assimilé des choses pour lesquelles ils ont combattu notamment cette idée de melanger plusieurs style musicaux se qui n'était toujours pas compris il y a dix ans Aujourd'hui il y a une vrai energie dans les club avec des artistes qui sont en phase avec les jeunes. On ressent quelque chose de positif et d' optimiste.